Critique de Canoë sur le livre de Denise Bombardier

Publié le par Celinemaniac47



L’an dernier, la journaliste et romancière Denise Bombardier s’est lancée dans une folle entreprise: suivre Céline Dion et sa troupe aux quatre coins du globe pendant toute la durée de la tournée Taking Chances. Son objectif? Tenter d’analyser le phénomène Céline Dion d’un point de vue purement sociologique, même si le titre de son livre peut laisser supposer qu’il s’agit plutôt d’une énième biographie non officielle qui révélera sur la star quantité de détails croustillants relevant du domaine privé. L’aspect non officiel demeure néanmoins puisque L’énigmatique Céline Dion a été publié sans recevoir au préalable l’approbation de la principale intéressée ou de René Angélil, Denise Bombardier ayant eu carte blanche pour écrire ce que bon lui semblait. Dans cet ouvrage, elle jette un regard lucide, non dénué de sensibilité sur la vie de la star et de sa famille, en parlant, par exemple, du quotidien difficile du jeune René-Charles, de la nature ambivalente de René Angélil, de la solitude de la célébrissime femme ou de la fragilité de sa voix qui l’oblige parfois à ne pas prononcer un seul mot des semaines durant.

Si vous lisez régulièrement nos pages de la rubrique Livres, vous avez pu remarquer que nous n’avons pas pour habitude de descendre en flammes les romans ou les ouvrages dont nous faisons la recension. Lorsque l’un d’eux ne nous séduit guère, nous choisissons tout simplement de ne pas en parler. Mais cette fois-ci, impossible d'y échapper. À cause du sujet, à cause de l’auteure. Bref, nous allons exceptionnellement déroger à la ligne de conduite que nous nous sommes imposée, puisque nous n’avons pas aimé cet essai, même si les choses s’améliorent grandement vers le dernier quart du livre.

Pourquoi n’avons-nous pas aimé? D'abord, à cause des trop nombreuses répétitions. On apprendra une fois, deux fois, trois fois que Céline n’était à l’origine qu’une petite fille du Québec profond, que sa vaste famille lui est indispensable pour se ressourcer, qu’elle s’est longtemps consumée d’amour avant d’oser déclarer sa flamme à son gérant, que sa mère a rapidement compris que sa petite dernière était différente de ses 13 autres enfants et que René Angélil doit une partie de son charme au fait qu’il est fils d’immigrants. Près de 50 pages auraient ainsi pu facilement sauter. Ensuite, il faut dire que le style ampoulé de Denise Bombardier n'arrange rien. Nous nous en tiendrons là, non sans toutefois spécifier que les vrais fans de la diva nationale ne regretteront probablement pas cette lecture: elle lève le voile sur une autre Céline, une Céline bien plus vulnérable qu’on ne le pense.


Notre appréciation: 1,5/5



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Publié dans Divers

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